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SPIPOLL

Créé en partenariat entre l’Office Pour les Insectes et leur Environnement (OPIE) et le Muséum national d’Histoire naturelle, le Suivi Photographique des Insectes POLLinisateurs (SPIPOLL) a pour but d’obtenir des données sur les insectes pollinisateurs et/ou floricoles. Les données récoltées permettent de mesurer les variations de diversité d’insectes sur l’ensemble de la France métropolitaine. Plus nous serons nombreux à participer, plus les scientifiques auront d’informations pour évaluer l’état de santé de ces populations. Pour participer, il vous suffit de suivre le protocole !

 

Quelques résultats scientifiques

A l’aide des données récoltées par les observateurs du SPIPOLL en 2010, les scientifiques du muséum ont étudié quel est le milieu préféré des insectes floricoles parmi trois grands types de milieux que l’on rencontre en France : le milieu urbain, le milieu agricole et le milieu naturel (qui comprend principalement les forêts).

Un point rapide sur la méthode :

Les analyses ont été effectuées sur les taxons d’insectes ayant été photographiés dans au moins 30 fois au cours de l’année 2010. Cette limite, nécessaire à la robustesse des résultats, centre l’analyse sur 79 taxons au sein des 2169 collections.

Pour chacun de ces 79 taxons, un indice moyen permettant de savoir si un taxon préfère ou bien évite un type de milieu a été construit, basé sur la proportion de chacun des milieux entourant les collections dans un rayon de 1km. Si la valeur moyenne de l’indice est inférieure à 0, cela signifie que le taxon a tendance à éviter ces milieux.

Si la valeur moyenne de l’indice est supérieure à 0, cela indique que le taxon a tendance à préférer ces milieux.

Affinité moyenne des insectes pour les grands types de milieux

© d’après Deguines et al. 2012

Les résultats indiquent que les insectes floricoles ont tendance à éviter les milieux urbains. Ceci pourrait s’expliquer notamment par la faible quantité de lieux qui permettent la nidification de ces insectes comme le sol nu ou le bois mort par exemple. Malgré la présence parfois importante de ressources florales dans les parcs, il semble que ceci ne contrebalance pas le manque de milieux nécessaires à la nidification.

Au contraire, il semble que les insectes floricoles ont une affinité positive pour les milieux naturels et agricoles. Les milieux naturels offrent à ces insectes ce dont ils ont besoin pour effectuer leur cycle de vie et donc se maintenir. En revanche, pour ce qui est du milieu agricole, d’autres études montrent qu’il n’est pas forcément hospitalier pour ces insectes. Ici la forte affinité des insectes floricoles pour le milieu agricole pourrait s’expliquer par le fait que ce milieu a été considéré dans son ensemble : depuis des champs de culture intensive jusqu’aux prairies de fauche permanente. Or, les prairies de fauche sont des milieux beaucoup moins perturbés que les champs de culture intensive. Il pourrait donc exister une différence d’affinité des insectes floricoles pour ces deux types de milieux : une affinité positive pour les prairies et une affinité négative pour les champs. Pour pouvoir tester cela, il faut davantage de données, donc plus de collection SPIPOLL pour mieux comprendre l’affinité des insectes floricoles avec les milieux.

A vos appareils !

Positionner vos données

Découvrez l’impact des conditions de l’environnement (climat, heure, nuages etc.) sur vos observations. Ce graphique « radar » vous indique les conditions idéales d’observation en vert. Lorsque vos observations sont dans le violet, vos résultats sont altérés car les insectes pollinisateurs sont réticents à visiter des fleurs dans ces conditions.

 

 

 

Comprendre votre résultat :

Ce graphique vous permet de relativiser vos résultats. Ainsi, si vous avez réalisé le protocole dans des conditions défavorables (zone violette), il ne sera pas surprenant que vous ayez vu peu d’insectes.

À contrario, c’est en conditions « normales/optimales » (zone verte) que l’on peut mieux interpréter les différences entre collections. Le nombre et la variété des insectes observés reflètent alors l’oeuvre de mécanismes écologiques : une plante offrant plus ou moins de ressources (nectar et/ou pollen) ou la qualité de l’habitat (pollution, disponibilité de zones de nidification...) influencent la diversité d’insectes observés.

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