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Oiseaux des jardins

Oiseaux des jardins est un observatoire co-fondé avec la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO). Son objectif est d’apprendre à reconnaître les oiseaux et les compter dans la cour d’école, dans un parc public ou même sur son balcon ! Tout en prenant plaisir à observer la nature, les participants s’investiront dans un programme de recherche visant à étudier les effets du climat, de l’urbanisation et des pratiques agricoles sur la diversité des oiseaux communs. En participant, les observateurs aideront directement les scientifiques à comprendre quand et pourquoi les oiseaux visitent les jardins. Vous trouverez ici tous les éléments nécessaires à votre participation.

 

Quelques résultats scientifiques de Oiseaux des jardins

Le protocole Oiseaux des jardins est proposé à la fois aux scolaires et aux partciuliers. Si on cumule les données d’observation de ces deux publics, c’est près de 19 000 jardins qui sont suivis générant plus d’un million d’observations !

Quelle sont les espèces les plus observées ? C'est la première question étudiée lors de l'analyse de données.

Deux méthodes sont alors possibles : compter le nombre de fois que les différentes espèces ont été vues dans les jardins (la fréquence) ou compter le nombre total d’individus de chaque espèce (l’abondance). Ces deux types d’analyse peuvent donner des résultats différents comme le montre ce tableau ci dessous.

Quelles sont les espèces d'oiseaux les plus fréquentes ?

Cinq à neuf espèces en moyenne ont été observées dans les jardins. Les cinq espèces les plus fréquentes sont dans l'ordre, la Mésange charbonnière, le Merle, la Mésange bleue, le Moineau domestique et le Pinson des arbres.

En revanche, ces espèces ne sont pas forcément les plus abondantes. En analysant plus attentivement les oiseaux fréquents (ici) et abondants (là), on note que l'Accenteur mouchet (classé 12e dans le tableau des oiseaux fréquents) et la Sitelle torchepot (classée 14e dans le tableau des oiseaux fréquents) visitent régulièrement les jardins sans pour autant être nombreux puisqu'ils n'apparaissent pas dans le tableau des 14 espèces abondantes.

Inversement, le Moineau domestique, qui n'est pas le plus fréquent, détient la médaille du nombre d'individus observés. De même, les Tarins des aulnes et les Pinsons du Nord, arrivent en groupe : plus inhabituels dans les jardins, leur présence ne passe pas inaperçue au vu de leur nombre, supérieurs pour chacun d’eux aux effectifs d’accenteurs ou de sitelles !

Quand observer les oiseaux avec vos élèves ?

Activité des quelques espèces en fonction de l'heure de la journée

© BirdLab | Vigie-Nature

Habituellement, les ornithologues se lèvent souvent très très tôt pour pouvoir observer les oiseaux… En hiver, d’après ce que nos participants à BirdLab ont observé, inutile de se lever à l’aube ! Des observations entre 10h et 17h semblent idéales.

Espèces solitaires, espèces grégaires

Nombre moyen d'individus vs ensemble en fonction des mois de l'année

© Vigie-Nature | Oiseaux des jardins

Les espèces les plus abondantes et fréquentes en hiver, comme les Mésanges bleue et charbonnière, sont celles qui se regroupent dès l'automne pour rechercher de la nourriture. Dès la belle saison, elles se consacrent à la reproduction et perdent ce caractère grégaire pour n’apparaître qu’en couples ! Le rouge-gorge, solitaire et très territorial, est un familier des jardins toute l'année. Tout comme la sitelle et l'accenteur.

Présence des espèces au cours de l’année

Abondances relatives mensuelles de trois espèces d'oiseaux

© Vigie-Nature | Oiseaux des jardins

L'abondance relative mensuelle correspond au nombre d'individus d'une espèce divisé par le nombre total d'oiseaux, elle permet de s'affranchir du fait que les jardins sont plus ou moins accueillant pour les oiseaux. En étudiant les abondances relatives de trois espèces on remarque qu'elles augmentent lors des périodes hivernales. Il semble que les populations locales voient leurs effectifs renforcés l'hiver par les individus venus du Nord et que plusieurs individus partagent alors un même jardin. Ainsi, même si on a « l'impression » d'observer toujours le même nombre de rouges-gorges, il peut y en avoir davantage l'hiver, ce sont des faux sédentaires (voir la rubrique « Survivre à l’hiver »).

Variation d'abondance mensuelle pour deux espèces d'oiseaux

© Vigie-Nature | Oiseaux des jardins

Pour des espèces comme le Rouge-queue noir et la Fauvette à tête noire, insectivores et migrateurs partiels en hiver, on observe en revanche l'effet inverse : c'est à la belle saison qu'elles sont le plus observées tandis qu’elles sont presque absentes de nos jardins en hiver.

Positionner vos données

Pensez-vous avoir rencontré un grand nombre d’espèce lors de vos observations ? Pour le savoir, comparez vos résultats aux données nationales, mais attention suivant la saison ce ne sont pas les mêmes espèces d’oiseaux et donc pas la même diversité spécifique qui peut être observée. Replacez vos observations sur le graphique en fonction des mois.

 

 


 

Comprendre votre résultat :

La diversité de votre cour est faible.

Pour accueillir plus d’oiseaux, vous pourriez leur installer des mangeoires en hiver et des nichoirs au printemps. D’autres relevés permettront d’évaluer l’effet de ces mesures.

Votre situation est comparable à celles de la plupart des sites suivis.

Vous pouvez affiner l’analyse en réalisant des relevés en hiver et lors de la nidification pour savoir à quel moment votre cour est la plus attractive.

Vous êtes dans une situation exceptionnelle !

Partagez avec d’autres établissements vos astuces pour accueillir une telle diversité !

 

Nature en STOC

Comment varie la biodiversité confrontée aux pressions croissantes des sociétés ? Ce film expose les méthodes, enjeux et applications du premier observatoire citoyen de la biodiversité en France : le Suivi Temporel des Oiseaux Communs (STOC), organisé par une équipe du Muséum National d'Histoire Naturelle.

Voir la vidéo sur Canal U.

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