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Sauvages de ma rue

Vous pensiez être entourés de béton ou d’asphalte, mais un regard un peu plus attentif à vos pieds vous permet de découvrir qu’il existe une vraie flore à vos pieds ! Sauvages de ma rue est un observatoire de sciences participatives qui s’intéresse à la flore sauvage urbaine. Ce projet est porté par l’association Tela Botanica et par le Muséum national d’Histoire naturelle. Vos observations permettront aux chercheurs de compléter leurs connaissances sur la répartition des espèces en ville, l’influence des espaces verts (même minuscules tels que les pieds d’arbres) la qualité de la biodiversité. Les chercheurs ont besoin de vos données !

 

Qu'est-ce que la biodiversité urbaine ?

Les villes ont été bâties sur des terres autrefois occupées par des espaces naturels ou cultivés. Les Hommes ont façonné ces territoires en une mosaïque d’espaces construits et d’espaces verts entrecoupés de voies de communication. Ils ont ainsi exercé une influence forte, parfois sans le savoir, sur la biodiversité des aires urbaines.

Des espèces qui peuplent les villes :

Pourquoi appelle-t-on ces plantes des sauvages ?

Des espèces domestiques :

Partout dans le monde, les plantes et les animaux qui cohabitent avec les Hommes dans les villes sont à peu près les mêmes. Certaines espèces sont choyées, cultivées, domestiquées et trouvent toute leur place en ville. Les citadins les ont choisies et sélectionnées : chats, chiens, perruches... pour leur tenir compagnie ; géraniums, arbres à papillons... pour fleurir leurs balcons ou leurs jardins ; platanes, marronniers d’Inde… pour verdir leurs avenues.

Colonisation d’un balcon par des espèces sauvages : Vergerette du canada, Linaire cymbalaire et poacées.

Colonisation d’un balcon par des espèces sauvages : Vergerette du canada, Linaire cymbalaire et poacées.

© Muriel Janus

Des espèces sauvages :

D’autres espèces profitent de la présence de l'homme à son insu ; elles trouvent auprès des citadins le gîte, le couvert et même les moyens de transport. La forte concentration humaine produisant des volumes de déchets considérables nourrit cette biodiversité urbaine qui peut parfois former des populations importantes de rats, de blattes, d’orties, par exemple. Les véhicules, les semelles des chaussures, le bas des pantalons ou les poils des balayeuses sont autant de vecteurs de déplacement pour les graines des plantes. Les espèces les plus sensibles, qui ne supportent pas l’agitation humaine se maintiennent en ville dans les boisements peu fréquentés, les cimetières, ou encore les berges de cours d’eau difficilement accessibles.
 
Plusieurs de ces espèces, les arbres à papillons ou les perruches, par exemple, proviennent d’espèces domestiques si bien acclimatées au milieu urbain qu’elles se sont « échappées » des jardins et des maisons pour s’installer dans d’autres espaces de la ville et former des populations sauvages. Ce sont les espèces férales.
 
Les plantes profitent de tous les interstices pour s’installer, elles sont abondantes en ville et rendent de nombreux services. Quelques unes, souvent les plus jolies, sont connues et appréciées : les pâquerettes, les coquelicots... mais, la plupart restent inconnues des citadins.
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