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SPIPOLL

Créé en partenariat entre l’Office Pour les Insectes et leur Environnement (OPIE) et le Muséum national d’Histoire naturelle, le Suivi Photographique des Insectes POLLinisateurs (SPIPOLL) a pour but d’obtenir des données sur les insectes pollinisateurs et/ou floricoles. Les données récoltées permettent de mesurer les variations de diversité d’insectes sur l’ensemble de la France métropolitaine. Plus nous serons nombreux à participer, plus les scientifiques auront d’informations pour évaluer l’état de santé de ces populations. Pour participer, il vous suffit de suivre le protocole !

 

La pollinisation menacée ?

Abeille domestique en péril

Carte de productivité de 2011 des ruches franciliennes ayant répondu à « l’enquête ruche » de Natureparif.

© Natureparif

Les apiculteurs constatent une disparition brutale et inexpliquée des colonies d’abeilles domestiques (Apis mellifera) depuis quelques années dans de nombreux pays. En Europe, par exemple, la diminution du nombre de colonie est estimée à 25 % entre 1985 et 2005. Ce déclin des colonies peut avoir plusieurs causes : le parasitisme, les pesticides et l’intensification de l’agriculture ainsi que certaines pratiques apicoles comme le déplacement des colonies sur de longues distances pour assurer la pollinisation des cultures. Ces facteurs peuvent se cumuler, par exemple les colonies exposées aux pesticides sont plus sensibles aux parasites que celles qui ne sont pas exposées.

En parallèle de cette augmentation de la mortalité des ruches, on constate également une diminution de la production de miel. Cette diminution de la productivité montre que les colonies d’abeilles domestiques ne se portent pas bien.
La faiblesse des colonies d’abeilles domestiques (mortalité accrue et baisse de la productivité) pose la question d’un déclin potentiel de tous les insectes pollinisateurs.
 

Le déclin des abeilles expliqué en 3 minutes par lemondefr

 

Observé depuis les années 1990, le déclin des abeilles inquiéte de plus en plus. Chaque hiver ce sont parfois jusqu'à 35 % des colonies qui disparaissent. Cette hécatombe trouve certes de multiples origines, mais les plus importantes sont bien humaines. Explications.

 

 

Depuis 15 ans, entre 50 et 90% des abeilles ont disparu.Cette épidémie, d’une extrême virulence, se propage de ruche en ruche sur toute la planète...

Des abeilles et des hommes : le film

Bande annonce du film 'Des abeilles et des hommes'

Depuis 15 ans, la lumière des ruches s’éteint. Entre 50 et 90% des abeilles ont disparu. Et, cette épidémie, d’une extrême virulence, se propage de ruche en ruche sur toute la planète. Partout, le même scénario : par milliards, les abeilles quittent leurs ruches pour ne plus y revenir, « parties sans laisser d’adresse ». Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible. 

Arrivée sur Terre 60 millions d’années avant l’homme, l’Apis mellifera (l’abeille à miel) est aussi indispensable à notre économie (153 milliards d’euros en 2005) qu’à notre survie. 
Aujourd’hui, nous avons tous de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, pas de pollinisation, donc pratiquement plus de fruits, ni légumes.

Les menaces qui pèsent sur les pollinisateurs

Relation entre la richesse en abeilles sauvages et la distance à l’habitat naturel le plus proche

© d’après Ricketts et al. 2008

Par déclin des pollinisateurs on entend une diminution à la fois de la diversité mais aussi de l’abondance des insectes pollinisateurs. En d’autres mots, certaines espèces de pollinisateurs deviennent plus rares ou disparaissent.

Les causes de ce déclin sont multiples et peuvent varier selon les espèces. Cependant la dégradation des habitats, principalement due à l’intensification de l’agriculture et à l’urbanisation, ainsi que l’utilisation massive de pesticides sont reconnues comme ayant des effets majeurs.
Les résultats de 23 études menées sur les 5 continents sur les abeilles sauvages ont été compilés pour comprendre la relation entre la richesse en espèces de pollinisateurs et la qualité des habitats. Ces études ont été faites en milieux agricoles, on observe ici, la relation entre la richesse en abeilles sauvages et la distance à l’habitat naturel le plus proche.
Plus on s’éloigne d’un habitat naturel, plus la richesse en abeilles est faible.
L’intensification de l’agriculture qui produit des paysages agricoles homogènes avec très peu d’habitats naturels jouerait donc un rôle dans le déclin des pollinisateurs.

 

Le rôle des habitats naturels dans le cycle des insectes

Cycle de vie du Machaon (Papilio machaon). Les chenilles se nourrissent de feuilles d’Aneth (ou de fenouil, ou de Carottes) et les adultes du nectar de fleur.

© Laure Turcati | Photos issue de http://www.entomart.be

Un insecte floricole a besoin de deux espaces : un premier pour son développement larvaire et un second, fleuri, pour les adultes. Ces deux espaces ne sont pas forcément au même endroit. Par exemple, lorsque l’on voit un papillon comme le Machaon sur une fleur, celui-ci peut provenir d’une chenille qui s’est nourrie sur un pied d’Aneth, situé dans un jardin à plus d’un kilomètre.

Il en est de même pour les abeilles sauvages et les bourdons. L’espace pour les larves est lié aux sites de nidification. De nombreuses espèces nidifient dans le bois mort et un vieil arbre peut devenir un véritable hôtel à abeilles sauvages.

D’autres espèces nichent dans le sol où la descendance passe l’hiver. La Collète-lapin est une abeille sauvage qui apparait très tôt au printemps. Les femelles creusent des galeries dans des sols sableux. Chaque galerie se termine par une cellule larvaire. L’entrée du nid est unique et ressemble, toute proportion gardée, à l’entrée d’un terrier de Lapin. Pour maintenir la Collète-lapin sur un site, il ne faut pas que le sol soit perturbé jusqu’au printemps suivant.

Pour avoir un habitat de qualité, il faut que la distance entre les sites de développement des larves et les zones fleuries pour les adultes, coïncide avec la capacité de déplacement des espèces. Cette dernière est très variable. Certaines espèces d’abeilles sauvages ne s’éloignent pas du nid au-delà de 300 m alors que certains papillons ou bourdons peuvent parcourir plusieurs kilomètres pour trouver de la nourriture.

Vidéo réalisée par des élèves du Collège Denis MOUSTIER à Gréasque

Construire des hotels à insectes

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