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Depuis une vingtaine d’années la quantité d’algues brunes semble diminuer en certains points du littoral. Les algues brunes que nous étudions sont alors remplacées par des huîtres, des moules, ou encore des patelles. Plusieurs hypothèses peuvent expliquer cette disparition : le changement climatique, le nombre de visiteurs croissants sur le bord de mer, les pollutions, des espèces invasives qui empêchent le développement des algues brunes, la prolifération de certains herbivores, comme les patelles... Grâce à vos observations, les scientifiques de Planète Mer et du Muséum national d’Histoire naturelle, essayeront de répondre à ces interrogations !

 

La répartition des algues brunes sur l’estran

Les algues suivies dans BioLit sont des Fucales de grandes tailles de couleur brune disposées dans la zone soumise au balancement des marées appelée l’estran, cette zone à la fois mi-terrestre mi-marine.

Elles s’organisent en ceintures algales, c’est à dire qu’elles sont disposées en étages tout au long de l’estran en fonction de la variation des conditions de vie (vent, houle, durée des marées, température, salinité). Chaque espèce végétale a alors une zone, un habitat, déterminé par ces paramètres physiques, ce qui va structurer l’écosystème.

L’estran est soumis environ toutes les 6 heures à des changements physiques très importants lorsque l’eau se retire. Les espèces d’algues vont alors se fixer et se développer dans la zone qui correspond à leurs capacités à résister...

L'organisation de l'estran

L’estran est soumis environ toutes les 6 heures à des changements physiques très importants lorsque l’eau se retire. Les espèces d’algues vont alors se fixer et se développer dans la zone qui correspond à leurs capacités à résister :
  • à la sécheresse, 
  • à des variations (augmentation ou diminution) de la température, 
  • ou encore à des variations de salinité parfois très importantes. 
Ces différents paramètres physiques sont définis comme facteurs de stress pour les espèces végétales et animales y vivant. Chaque espèce végétale a alors une zone, un habitat, déterminé par ces paramètres physiques. 
Dans ces zones, appelées aussi "habitat potentiel", plusieurs espèces peuvent tenter de se fixer... Les espèces les plus compétitives se fixeront préférentiellement au plus bas de l’estran, zone la moins stressante pour la physiologie des espèces.
L’importance de la houle et des vents dominants peuvent aussi influencer la distribution des espèces fixées sur l’estran. En effet, certaines espèces sont plus ou moins sensibles aux vagues puissantes, tout comme les coups de vents répétés. On peut distinguer ainsi plusieurs "modes", définis par ces paramètres hydrodynamiques : le mode abrité, le mode semi-abrité et le mode battu. En mode abrité, on trouve en général toutes les ceintures algales bien représentées. Moins le littoral est abrité, moins il y a d’espèces, les plus fragiles disparaissant en premier.
 
Le littoral est organisé en étages successifs

L'organisation du littoral

Le littoral est organisé en étages successifs :
  • L’étage supra-littoral n’est pas atteint par la marée haute, il est humidifié par les embruns (courants d’air chargés de gouttelettes d’eau salée) ; les espèces qui y vivent ne supportent pas d'être immergées ;
  • L’étage médio-littoral est submergé à chaque marée haute et découvert lors des marées basses. Cet étage est peuplé par des organismes plus polyvalents qui supportent des périodes prolongées d’immersions et de sécheresse. Les communautés sont dominées par certaines espèces de fucales notamment la pelvétie caniculée (Pelvetia canaliculata), le fucus spiralé (Fucus spiralis), le fucus vésiculeux (Fucus vesiculosus) et enfin le fucus denté (Fucus serratus). Dans les milieux particulièrement protégés, l’ascophylle noueux (Ascophyllum nodosum) domine généralement le peuplement du médiolittoral inférieur à la place du fucus vésiculeux (Fucus vesiculosus).
  • L’étage infra-littoral reste immergé même à marée basse (sauf lors des grandes marées), les espèces qui y vivent, comme les laminaires ou encore comme le "haricot de mer" (Himanthalia elongata) ne supportent que de faibles durées d’exondation et ont besoin d’être immergées tout le temps.
 
Cet étagement se retrouve sur tous les littoraux, qu’ils soient sous l’influence prononcée des marées comme sur la façade atlantique, ou le long de la mer Méditerranée où ce phénomène est moindre.
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