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Depuis une vingtaine d’années la quantité d’algues brunes semble diminuer en certains points du littoral. Les algues brunes que nous étudions sont alors remplacées par des huîtres, des moules, ou encore des patelles. Plusieurs hypothèses peuvent expliquer cette disparition : le changement climatique, le nombre de visiteurs croissants sur le bord de mer, les pollutions, des espèces invasives qui empêchent le développement des algues brunes, la prolifération de certains herbivores, comme les patelles... Grâce à vos observations, les scientifiques de Planète Mer et du Muséum national d’Histoire naturelle, essayeront de répondre à ces interrogations !

 

La biologie des gastéropodes

Quelques explications sur la classification des gastéropodes...

Arbre de classification d'animaux de l'estran

© Sébastien TURPIN | Vigie-Nature École

Les coquillages marins que nous vous proposons de suivre sont tous différents les uns des autres. Cependant, ils partagent des points communs.

La classification est une méthodologie qui permet de classer et regrouper les espèces vivantes en fonction de caractères qu’ils ont en communs. Ainsi, une grande partie de nos coquillages marins sont des mollusques car ils possèdent:

  • une tête et une langue rappeuse (sauf chez les bivalves), appelée radula, qui permet à l’animal de se nourrir ;
  • un pied, organe musculeux, qui leur permet de se déplacer ;
  • présence d'un manteau permettant de fabriquer la coquille.

 

Une grande partie des mollusques est herbivore et utilise leur langue rappeuse, appelée radula, pour se nourrir (attention : la radula n'est pas présente chez les bivalves qui sont des organismes filtreurs). Les mollusques possèdent un système digestif complet (estomac, intestin, anus). 
 
Au sein du groupe des mollusques, on trouve les gastéropodes dont les caractéristiques sont les suivantes :
  • une tête avec des tentacules (organes sensoriels) ;
  • un pied bien développé avec à l'extrémité un opercule servant à séparer l'animal du milieu extérieur lorsqu'il se rétracte dans sa coquille ;
  • des branchies permettant aux gastéropodes de respirer.
 
Parmi les gastéropodes on trouve deux groupes de coquillages qui nous intéressent : les gibbules et les littorines.

Les gibbules :

Les gibbules supportent globalement assez bien la dessiccation (la Gibbule ombiliquée peut ainsi rester à l'air libre plus de 9h00 consécutives). Elles se nourrissent du biofilm déposé sur les algues, mais également de la laisse de mer (algues en décomposition) et parfois des algues elles-mêmes.

Les gibbules sont des espèces de sexes séparés. La reproduction s'effectue en général au printemps, à partir d'avril-mai. Elle se décompose en une phase d'émission des gamètes puis de fécondation. La larve, qui s’appelle la larve véligère, passe quelques temps en stade planctonique, c'est à dire qu'elle se laisse porter au grès des courants. Selon l'espèce, cette phase dure de quelques jours à plusieurs semaines avant de se déposer sur le fond (phase benthique) et devenir une gibbule

 

Les littorines

Monodonte sur un Fucus spiralé

© Planète Mer

Les littorines peuvent pour certaines d'entre-elles, comme par exemple la Littorina saxatilis, supporter de très grandes périodes hors de l’eau.

Leur régime alimentaire se compose de diatomées (algues brunes unicellulaires) présentes sur la roche, de laisses de mer mais aussi du biofilm présent à la surface des algues et des algues elles-mêmes (la Littorine obtuse est d'ailleurs friande des lanières d'Ascophylle noueux).

Les littorines sont hermaphrodites, elles se fécondent mutuellement. La fécondation des œufs est interne. Elle se produit toute l'année. Une fois expulsés, les œufs se trouvent emprisonnés dans un liant visqueux et, il arrive qu'on en trouve collés sur les frondes des algues brunes. L'éclosion se produit 4 semaines plus tard.

Toutefois, le bigorneau, Littorina littorea, est une espèce où les sexes sont séparés. La reproduction est interne et comprend une phase larvaire planctonique d'environ un mois avant de donner des individus juvéniles en phase benthique.

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