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Oiseaux des jardins

Oiseaux des jardins est un observatoire co-fondé avec la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO). Son objectif est d’apprendre à reconnaître les oiseaux et les compter dans la cour d’école, dans un parc public ou même sur son balcon ! Tout en prenant plaisir à observer la nature, les participants s’investiront dans un programme de recherche visant à étudier les effets du climat, de l’urbanisation et des pratiques agricoles sur la diversité des oiseaux communs. En participant, les observateurs aideront directement les scientifiques à comprendre quand et pourquoi les oiseaux visitent les jardins. Vous trouverez ici tous les éléments nécessaires à votre participation.

 

Les adaptations

L’adaptation au vol

  • Les ailes :

Les ailes représentent la principale adaptation des oiseaux au vol. L’aile d’oiseau est un membre antérieur, construit sur le même plan que celui des autres vertébrés, dont le squelette est recouvert d’une peau pourvue de plumes. Les oiseaux sont les seuls animaux aujoud'hui à posséder des plumes.

La fonction de l’aile est à la fois de contrebalancer la pesanteur (grâce à sa forme aérodynamique) et de propulser le corps de l’animal (grâce aux muscles pectoraux très développés qui assurent les battements d’ailes). La face supérieure de l’aile est convexe, sa face inférieure concave est plus épaisse sur le bord d’attaque que sur le bord de fuite, ce que confirment les lois de l’aérodynamique appliquées par les constructeurs d’avions.

D’autres parties du corps jouent un rôle important dans le vol , comme la queue, qui peut faire office de gouvernail, de parachute et de frein.

  • Les plumes :

Les plumes sont constituées, comme nos ongles et nos cheveux, d’une protéine appelée kératine.

Une plume est constituée de barbes qui sont garnies de barbules (lamelles qui relient les barbes entre elles) dont certaines sont maintenues entres elles par des petits crochets appelés des barbicelles. Cette structure rend les plumes imperméables à l’eau, à l’air et isole thermiquement l’animal. Parfois, l’oiseau lisse ses plumes avec son bec pour assurer l’accrochage des barbicelles entre elles pour mintenir l'étanchéité de son plumage.

Chaque plume est fixée dans la peau par le calamus.

Les pattes des oiseaux, dépourvues de plumes, sont les seules parties du corps leur permettant d’évacuer la chaleur importante produite par leur corps pendant le vol.

Les plumes des oiseaux ne sont pas uniquement utiles pour le vol...

L'importance des plumes

Les plumes des oiseaux ne sont pas uniquement utilisées pour le vol, elles ont également d'autres fonctions :

Pour communiquer :

  • Par des bruits :

Les oiseaux peuvent utiliser leurs plumes pour émettre des sons comme des bourdonnements, des sifflements ou des claquements, par vibration de l’air situé entre celles-ci.

  • Par des signaux visuels :

La couleur et les motifs formés par les plumes sont utilisés pour communiquer avec leurs congénères (par exemple, le Rouge-gorge montre son agressivité en exhibant sa poitrine rouge). Plus généralement, les plumes se renouvellent au printemps, leur couleur est alors ravivée pour la séduction.

Pour se protéger des intempéries :

Les plumes sont recouvertes d’un enduit naturel constitué de graisse et de cire ; C’est une sécrétion fabriquée par la glande uropygienne située à la base de la queue.

Lorsque les oiseaux lissent leurs plumes, ils vont chercher cette sécrétion avec leur bec et la déposent sur leur plumes.

En hiver, vous pouvez constater que les oiseaux sont plus dodus qu’à la belle saison. Ce n’est pas seulement dû au fait qu’ils mangent davantage, mais également à ce qu’ils gonflent leurs petites plumes (duvet situé sur le dos, le ventre et le dessous des ailes). L’air ainsi emprisonné entre les plumes se réchauffe au contact de la peau (la température corporelle des oiseaux est de 38 à 42°C selon les espèces) et constitue une véritable couche de protection contre le froid. Par ailleurs, lorsque les oiseaux ont froid, ils rentrent leur tête et leurs pattes sous leurs plumes

Pour protéger du vent et du soleil :

Les plumes se superposent et sont imbriquées les unes dans les autres comme les tuiles d’un toit. Grâce aux barbules et aux crochets, elles forment une surface de protection sans faille. Les couleurs foncées protègent la peau de l’oiseau des rayons du soleil.

Pour se nourrir :

Des plumes sans barbes (appelées aussi moustache) autour du bec permettent aux oiseaux insectivores qui chassent en vol comme le Gobemouche gris de sentir leur proie.

Pour construire leur nid :

Beaucoup d’oiseaux utilisent leurs plumes qu’ils mêlent à des éléments divers comme de la paille, de l’herbe ou des brindilles.

Une respiration profonde

Schéma de l’appareil respiratoire des oiseaux

© Muriel JANUS

Chez les oiseaux, l'ensemble trachée-bronches-poumons ne constitue pas un système clos; en effet, les bronchioles sont remplacées par des tubes fins et parallèles (appelés des parabronches) qui traversent les poumons et se prolongent par des sacs aériens. Les poumons sont petits et rigides. Lors de la respiration, la cage thoracique ne fait pas de mouvement, ce qui renforce la stabilité de l’oiseau pendant le vol.

 

La respiration chez l'oiseau se déroule en 2 cycles simultanés:

  • Inspiration : Les sacs aériens se dilatent, l’air de l’extérieur est acheminé vers les sacs aériens postérieurs (et non directement dans les poumons comme chez l'humain). En même temps, l’air déjà contenu dans les poumons est envoyé vers les sacs aériens antérieurs.
  • Expiration : les sacs aériens se dégonflent. L’air des sacs aériens antérieurs est expulsé de l’organisme tandis que l'air des sacs postérieurs est poussé vers les poumons où peuvent s’effectuer les échanges avec le sang.

L’air circule donc dans les poumons en continu, ce qui permet de ne jamais interrompre l’apport de dioxygène dans le sang.

La circulation de l'air dans l'appareil respiratoire des oiseaux sous forme de schéma...

La respiration des oiseaux

Circulation de l’air dans l’appareil respiratoire des oiseaux d’après M. Rieutort, Physiologie animale

© Muriel JANUS | Vigie-Nature École

Contrairement aux idées reçues, les os des oiseaux ne seraient pas si légers...

Des os pas si légers !

Des os d'oiseaux pas si légers :

La plupart des os des oiseaux  sont creux et en relation avec le système respiratoire. Pour autant, les os des oiseaux ne seraient pas plus légers que ceux des mammifères de même masse. Comme le signale Elizabeth R. Dumont qui a trouvé que les os des oiseaux, suivis de près par ceux des chauves-souris sont plus denses que ceux des autres mammifères. Cette présence d’air aurait pour rôle de compenser une augmentation de densité du tissu osseux, qui elle, le rend plus résistant et plus rigide. Ses résultats ont été publiés dans les Proceedings of the Royal Society B.

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